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Weimeng
Programme : Doctorat en génie biomédical
Université d'accueil : Polytechnique Montréal
Ville d'accueil : Montréal
Ville et pays d'origine : Beijing, Chine
Date d'arrivée au Québec : 15 août 2008
ARCHIVES
  Comptine d'un autre été
  30 août, 2012 à 11:58
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 « Il fait beau » me dit le gardien de sécurité, avec un sourire de bon matin, alors que j’entre dans le pavillon de mon lab. Je regarde dehors, un soleil étincelant éclaire le macadam presque brulant, aux yeux des gens d’ici, c’est un beau jour ensoleillé. Moi? Je me cache sous des vêtements longs, étant allergique aux rayons UV.

Mais ce billet n’est pas pour parler de la météo québécoise… c’est en effet un petit résumé de mon vécu cet été. Il n’y a pas seulement moi, bien sûr. Il y a aussi ma famille, mes amis, au Québec et partout dans le monde.

La session d’été commence en mai. Quelques stagiaires du premier cycle de Polytechnique sont venus dans notre laboratoire pour s’initier à la recherche. Ils sont tous bons, étant choisis parmi de nombreuses candidatures selon leur CV et leur note moyenne, et ils doivent en général être récipiendaire d’une bourse du gouvernement pour être admis dans notre groupe de recherche. Des fois je suis presque jalouse d’eux : la plupart des bourses sont attribuées seulement aux citoyens canadiens et aux résidents permanents, et souvent, par effet de boule de neige, l’obtention d’une bourse pourrait faire preuve d’excellence et aider à obtenir d’autres bourses par la suite. Aussi, ils ont la chance de travailler au laboratoire dès leur première année au baccalauréat, et cette expérience pourrait les diriger vers un choix sensé de carrière lorsqu’ils obtiendront leur diplôme. Tous ces éléments font que l’éducation au Québec est de bonne qualité. Quant aux étudiants étrangers, au début ils sont peut-être limités aux sources financières que seulement les meilleurs étudiants québécois pourraient recevoir, mais après quelques années, quand ils deviennent résidents permanents, la vie deviendra tout de suite plus simple.

Donc j’ai passé le mois de mai au laboratoire, en faisant des démonstrations aux nouveaux stagiaires et aussi des expériences pour avoir les résultats en vue d’une demande de subvention. C’est comme cela, la recherche académique : faire des preuves, demander de l’argent, utiliser l’argent pour faire d’autres preuves, demander de l’argent… on est pris dans une boucle sans fin.

Au mois de juin, j’ai pris une bonne pause en rentrant en Chine voir toute la famille et voyager un peu. Aïe, là bas, on mange bien pour pas cher! (comparé à ici en tout cas…) Mais ne soyez pas frustré : Montréal jouit d’une richesse inconcevable côté restauration.  Les gens venus des quatre coins du monde se réunissent ici pour offrir les meilleurs plats de leur cuisine. Les restaurants poussent comme des champignons sur les grands artères : les moins bons finissent par être éliminés dans cette féroce compétition, ceux qui s’en sortent deviennent peu à peu des institutions culinaires.

En juillet, j’ai fait tellement de choses! La plus importante est la signature d’une propriété – je passe enfin du statut de locataire à celui de propriétaire. À Montréal, beaucoup de jeunes couples choisissent d’acheter dans la banlieue, à Laval, à la Rive Sud, à l’Ouest ou à l’Est de l’île de Montréal, parce que cela coute cher d’habiter sur l’île, où la superficie est souvent plus réduite. Mais bon, mon chum et moi sommes paresseux. On ne veut pas entretenir une maison, et on veut se rapprocher d’un métro : comme cela, en hiver, je n’ai qu’à me glisser vite vite sous un chaud tunnel du transport en commun! 

Un autre événement important m’a frappé ce mois de juillet, lorsque j’étais en visite chez des amis à Trois-Rivières. Cette journée-ci, Beijing a connu une averse de pluie digne du déluge. Et ma mère se trouvait justement au centre de cette tempête sans pareil depuis 60 ans. Ma mère s’en est heureusement sortie saine et sauve. Ma voisine y a perdu la vie, laissant sa fille qui étudiait en Australie et qui allait venir étudier au Canada au mois d’août, orpheline. La vie peut nous quitter sans préavis! Étant moi-même loin de ma famille, je me dis que chaque moment passé avec eux, que ce soit par téléphone, par courriel, ou mieux, en face en face : je vais le choyer.

Maintenant on est rendu au mois d’août et les charges de travail se multiplient. Après une présentation à une conférence, je prépare un article et fais des expériences pour avancer le projet. Je me suis aussi impliquée auprès de l’association des étudiants aux cycles supérieurs à Polytechnique (AÉCSP), en tant que Vice-Présidente à l’éducation. On fait beaucoup de choses à l’association et je vais surement écrire un autre billet à ce sujet.

Une comptine d’un autre été, un été pas comme les autres. 

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  Au lab!
  16 août, 2012 à 11:53
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Lorsqu'on me demande ce que je fais comme travail, je réponds souvent « je fais des expériences au lab », comme pour beaucoup de doctorants en sciences naturelles et en génie. Pour moi, cette réponse a toujours été claire, jusqu’à ce que quelqu’un me demande : alors, c’est quoi tes « expériences » ?

Pendant quelques secondes, je n’ai pas su quoi répondre. C’est vrai, même pour des scientifiques, le mot « expérience » doit être différent. J’ai donc dû dire vaguement que c’est comme mettre du liquide A dans une fiole de liquide B… l’image typique d’une réaction chimique quoi. J’imagine que dans la tête de beaucoup de gens, le « scientifique » est un bonhomme aux cheveux gris (du genre Einstein) affublé d’une blouse blanche. Puis les laboratoires devraient ressembler à celui du Dr. Bishop dans la série « Fringe » où on peut quasiment tout faire avec des super technologies pour le moins avancées. Sur les paillasses se trouvent des béchers contenant du liquide : rouge, bleu, ou vert…  du style scénaristique.

Mais pendant mes trois ans d’expérience au laboratoire (en génie biomédical/physique), je n’ai, en réalité, vu aucun chercheur avec des cheveux gris dans une blouse de lab… Au lab, on est qu’un tas de jeunes dans la vingtaine. Celui qui a des cheveux gris, c’est mon directeur. Mais contrairement au Dr. Bishop qui fait toujours des expériences intéressantes à côté de la table d’opération, mon directeur est toujours assis : soit devant son ordi en train de se noyer parmi les centaines de nouveaux courriels, soit au téléphone pour discuter d’affaires sérieuses, soit dans les bureaux des étudiants pour partager un verre (de pepsi diet) avec nous, soit dans une voiture ou un avion pour aller en réunion ou en conférence… Oh oui, avant la rentrée, il stresse plus qu’un étudiant avant son examen : il doit monter un ou deux cours et rédiger des demandes de subvention en plus de ses tâches quotidiennes. En résumé, mon premier constat au lab est que de porter une blouse blanche est réservé seulement à des « scientifiques en devenir ». Quand on devient un « vrai » scientifique, la tâche principale devient plus simple : s’assoir.

Je vous apprends aussi une autre astuce : si vous voyez un laboratoire avec les béchers contenant du liquide de belles couleurs, c’est souvent un laboratoire travaillant soit sur du liquide de lave-vaisselle (si ça existe?), soit sur la nanoscience (dites plutôt celle-ci, vous auriez l’air plus branché sur la haute technologie). Regardez David,  mon collègue de lab: il fabrique des nanoparticules d’or, d’argent ou d’alliage de quelques nanomètres, et sa paillasse ressemble à une véritable palette de peintre. Quant à moi, mon travail était de faire des nanoparticules de médicaments… qui étaient tous blancs. Pourtant, ce n’est pas moins le fun : je mettais les médicaments sous le laser, et après, je « devine » comment ceux-ci se sont transformés.

C’est un avant-goût de mes billets à venir sur la recherche dans mon lab. Alors si cela vous intéresse d’en connaître un peu plus, consultez cette vidéo « L’ère de la théragnostique » faite à l’École Polytechnique de Montréal. Elle parle de mon groupe de recherche :

http://www.youtube.com/v/R4zGO162Cz4?autoplay=1&rel=0&enablejsapi=1&playerapiid=ytplayer

Vous pouvez aussi me laisser des commentaires. À la prochaine!

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